La qualité de l’air intérieur dans les bureaux, un nouveau souci pour les entreprises

Les premiers spécialistes de la qualité de l’air intérieur proposent des solutions aux dirigeants d’entreprises et de structures gérant des bureaux, soucieux de vérifier le bon état de l’air intérieur. L’état des lieux a de quoi inquiéter.

Les récents pics de pollution ont confirmé que l’air des grandes agglomérations tourne rapidement au cauchemar. Mais la nouvelle source d’inquiétude sanitaire se trouve dans les bureaux. « Dans les ateliers et les usines, de nombreuses mesures d’assainissement de l’air sont appliquées depuis des années et les progrès sont souvent considérables », observe l’Agence pour la surveillance de la pollution atmosphérique (ASPA).
Reste l’air intérieur, celui que l’on respire chez soi ou au bureau, quelle que soit la taille de l’entreprise. « L’employeur doit s’assurer de la bonne qualité de l’air dans les locaux de travail : respect des règles en matière d’aération, ventilation et d’assainissement de l’air », souligne la CARSAT. Et les indications fournies par l’ASPA sont inquiétantes : tous les locaux, logements et bureaux sont pollués par des composants comme le formaldéhyde, le benzène, le CO2, etc. D’où proviennent ces substances ? En bonne part, de nos meubles en bois acquis de façon anodine chez les fournisseurs professionnels ou grand public. Mais aussi, selon l’ASPA, des émissions des ordinateurs, imprimantes, photocopieurs, etc., ainsi que de l’utilisation fréquente de produits d’entretien (à base d’alcool, de terpènes, éthers de glycol, cétone, etc.). Et attention, même si l’on prétend ignorer ces menaces, elles seraient à l’origine des phénomènes d’irritations des muqueuses et des troubles respiratoires, selon l’ASPA, qui participe à différents travaux et études pour informer propriétaires, architectes, bureaux d’étude, et les usagers.
Des PME strasbourgeoises se sont lancées sur ce marché où se combinent défrichage de sujets mal ou pas connus et surtout, l’élaboration de solutions efficaces. Inovame, société de R&D créée en 2005 à Duppigheim effectue des prestations dans des entreprises du secteur de l’aménagement intérieur de la région, notamment des fournisseurs de ces meubles a priori banals mais dont émanent des substances réputées néfastes.

100 % de locaux concernés

« Tous les meubles en bois aggloméré émettent des composés organiques volatils (COV), plus le meuble est grand, plus la quantité émise est importante. La température, l’hygrométrie et d’autres paramètres environnementaux sont des facteurs de variation de la pollution à l’intérieur d’un meuble », commente Thierry Miclo, dirigeant d’Inovame.
Pour permettre les analyses de l’état des lieux, In’Air Solutions développe, « intègre et commercialise des microanalyseurs de polluants dont les caractéristiques uniques sont la portabilité et la haute sensibilité liées à une innovation technique brevetée », commente Guillaume Hert, l’un des fondateurs.
Grâce à cette technologie brevetée et à une stratégie d’accès marché axée à court terme sur les prestations de services d’accompagnement à haute valeur ajoutée et à moyen terme sur la vente d’appareils. In’Air Solutions prévoit un déploiement rapide sur ce marché en plein développement afin de devenir la référence sur le marché de l’analyse des polluants de l’air.
Reste à ces start-up à passer à la phase de développement et de proposer des produits permettant de répondre rapidement à ce nouveau défi sanitaire et environnemental : la qualité de l’air intérieur.

Contact : Inovame, www.inovame.com

Contact : In’Air Solutions, www.inairsolutions.fr


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Béatrice Fauroux

Fondatrice et rédactrice en chef

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Le Dossier du Mois

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