GIDA à Wittenheim, la confiserie sur-mesure

Gida a fait de la confiserie sa spécialité. Des confiseries “à façon” dédiées aux professionnels et aux grossistes. Fondée en 1960, l’entreprise est aujourd’hui encore entre les mains de la famille Deybach.

Lorsque Gilbert Deybach fonde Gida en 1960, l’entreprise fait des sucres cuits sa spécialité. Les meringues fantaisies viennent ensuite compléter le panel de gourmandises produites à Wittenheim. Le 1er juillet 1999, Laurent Deybach, fils du fondateur, entre dans l’entreprise. « Nous sommes passés d’une entreprise individuelle à une SA », précise Véronique Deybach. Cette dernière l’intègre en 2011 pour en gérer le pan administratif et ressources humaines. Dix ans plus tôt, Marie-Odile Diderot rejoignait son frère la première, en qualité d’administratrice des ventes. L’entreprise compte aujourd’hui une vingtaine de personnes à l’année et fait appel à des saisonniers lors des pics de production que sont Pâques et Noël.

30% du chiffre d’affaire à l’export
Gida a développé cinq gammes de gourmandises : les meringues, les guimauves, les pastilles et les bonbons gélifiés. « Nous les déclinons en formes et en goût, explique Marie-Odile Diderot. Nous répondons à toutes les demandes, à toutes les idées. Beaucoup sont d’ailleurs surprenantes ». Les grandes et moyennes surfaces, les grossistes et les revendeurs constituent leur clientèle. Le chiffre d’affaire de l’entreprise s’élève à 3 millions d’euros dont 30% à l’export, principalement en Allemagne et 15% en bio.

La gamme “Schmoutz”, la dernière née
Fin 2017, les trois gérants de l’entreprise lancent leur propre gamme, la gamme “Schmoutz”. Des bonbons pour les nostalgiques de l’Alsace, en forme de coiffe, de cigogne ou encore de kouglof. S’ils se trouvent uniquement en Alsace, ces bonbons ont tendance à voyager. « Jusqu’au Canada », s’amuse Marie-Odile Diderot. Leur particularité : le jus de fruits remplace le sucre. Des bonbons également sans additifs, arômes, ni colorants.

1,2 millions d’investissement sur trois ans
Si la maison familiale aimerait donner plus d’ampleur à sa gamme “Schmoutz”, ses trois co-gérants ont fait le choix d’étoffer leur outil de production, plutôt que de lancer un quelconque plan marketing. Gida arrive en effet aujourd’hui à saturation. Pour répondre aux demandes de plus en plus importantes, la maison familiale a besoin d’investir. 1,2 millions d’euros seront injectés dans l’outil de production sur les trois ans à venir.

Emilie Jafrate

GIDA
22 rue de la Charente à Wittenheim
03 89 51 38 38
www.gida.fr
www.gida-pro.com


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Emilie Jafrate

Journaliste

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