Édition : Colmar - 28 juin 2026

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Valorécup : La plateforme alsacienne pensée par Mathieu Dahinden pour transformer les surplus en opportunités

Et si les invendus des uns devenaient les ressources des autres ? En Alsace, une plateforme redonne du sens et de la valeur aux matériaux oubliés.

Avec sa plateforme, Mathieu Dahinden permet aux entreprises de céder leurs stocks inutilisés – bois, quincaillerie, panneaux, isolants ou machines – à bas prix ou sous forme de don. Née à Sainte-Croix-aux-Mines, l’initiative s’accompagne d’un service clé en main, pensé pour simplifier chaque étape. D’abord ancrée en Alsace, elle porte déjà une ambition plus large : déployer ce modèle de proximité dans d’autres territoires.

Plus qu’une plateforme, un véritable service
Ingénieur de formation et ancien directeur technique de Burger & Cie, Mathieu Dahinden a constaté les dérives de son secteur : stocks dormants, références arrêtées, matériaux jetés. Avec Valorécup, il veut aller plus loin qu’une simple plateforme de petites annonces. « Ce qui manque aux professionnels, c’est l’accompagnement », explique-t-il. Photos, mise en ligne, gestion des demandes, sécurisation des transactions et transport : tout est pris en charge pour simplifier les échanges.

Ue transaction rapide et des usages variés
En seulement deux mois, près de 40 000 € de ventes et de dons ont transité via la plateforme. Les matériaux, proposés jusqu’à -70 % du prix neuf, séduisent particuliers et professionnels. Les dons trouvent également des usages variés : du bois de charpente réutilisé pour le Pfifferdaj à Ribeauvillé ou pour des projets associatifs dans les Vosges. « L’écologie doit aussi être économiquement viable », souligne Mathieu Dahinden. Le modèle repose sur une commission de 10 % sur les ventes et 5 % via la défiscalisation des dons.

Un circuit court au service de la performance
Aujourd’hui, Valorécup concentre son activité en Alsace et dans le Doubs. Une proximité qui produit un effet immédiat : la majorité des repreneurs se situe dans un rayon de 20 à 30 km, réduisant à la fois les coûts logistiques et l’empreinte carbone. Des industriels comme Burger & Cie ou Booa ont déjà franchi le pas : 400 m² d’isolant légèrement abîmé ont été réutilisés pour la rénovation d’un immeuble, tandis que du bois de charpente a trouvé une seconde vie sur différents chantiers. Les perspectives s’accélèrent : une entreprise a récemment sollicité la plateforme pour redistribuer 100 palettes de panneaux à des associations.

Une vision entrepreneuriale engagée
À 30 ans, Mathieu Dahinden développe désormais son projet avec une ambition claire : concilier performance économique et sobriété des ressources. Entouré de partenaires spécialisés en transport et communication, il souhaite renforcer la notoriété de Valorécup et déployer ce modèle dans d’autres territoires.

Emilie Jafrate

Valorécup – 68160 Sainte-Croix-aux-Mines
valorecup.fr