La crise, frein ou moteur pour le développement durable?

Cette question est au cœur des discours actuels de tous ceux qui plaident pour plus de respect de l’homme et de son environnement. Et il est vrai que la crise met à mal beaucoup de bons projets : dans un contexte de crise, entreprises comme particuliers vont au moins cher, encore plus qu’avant. Certains annulent leurs travaux (panneaux solaires, chauffage écologique) ou renoncent à manger bio, reviennent au papier classique, à priori moins cher que le recyclé…

Tandis que pour d’autres, comme dans tout bouleversement sociologique profond, c’est exactement l’inverse qui se produit. Tel chef d’entreprise se posera la question du caractère recyclable des matériaux de sa nouvelle photocopieuse, tandis qu’un autre achètera une voiture de fonction moins polluante ou du mobilier d’occasion, demandera à ses salariés de trier leurs papiers et d’imprimer les feuilles des deux côtés….

Car la crise des subprimes (qui fait suite, si on veut faire le lien, à celle de la grippe aviaire, voire des tsunamis) nous interpelle violemment sur le fait que nous sommes allés trop loin. Trop loin dans la répartition honteuse des richesses, trop loin dans l’achat de choses inutiles, dans le gaspillage, le non-respect des autres, de la nature…
Deux écueils seraient de se sentir coupable pour tout le monde… ou de désigner des coupables “d’en haut”. Une troisième voie s’impose : prendre notre part de responsabilité.

Notre marge de manœuvre, c’est dans notre consommation qu’on peut l’exercer. Une consommation pas forcément mise à l’index, mais différente. Plus frugale, moins consommatrice d’énergie, plus vigilante, et finalement plus solidaire. À la maison… comme dans l’entreprise.

Béatrice Fauroux
Rédactrice en chef


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Béatrice Fauroux

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