Cadesis : l’humain au coeur de la machine

Le fonds de commerce de Cadesis est l’accompagnement informatique de la production industrielle. Mais l’entreprise créée en 1999 et filiale du groupe lyonnais Visiativ se focalise sur les femmes et les hommes qui travaillent devant les écrans.

Le périscope, journal économique Alsace - Strasbourg - Cadesis
Philippe Hladnik

La conception assistée par ordinateur (CAO) et le product lifecycle management (PLM, traduisible en gestion de cycle de vie du produit) sont des outils de travail quotidiennement utilisés par les industriels de tout secteur d’activité. De l’automobile à la cristallerie, en passant par la construction mécanique, la performance de solutions informatique accompagne le travail de création d’un produit, à ses tests d’avant production, puis de toutes les phases jusqu’à l’étape ultime où tel produit sera remisé “au placard”. Cadesis (40 salariés en France et 8 à l’E3, l’une de ses 6 agences en France) a pour mission l’installation et la maintenance de ces systèmes. Avec succès, puisque l’entreprise affiche une croissance spectaculaire de son chiffre d’affaires, un communiqué de mai 2013 faisant état « d’un doublement des ventes » l’année précédente. La maison-mère, Visiativ, annonce un chiffre d’affaires 2011 de 40 millions d’euros, avec 320 salariés. L’entreprise intervient auprès de grands groupes tel que Nissan, bien que les PME/ PMI comme Flender à Illkirch-Graffenstaden constituent 75 % de sa clientèle. Pascal Hladnik, directeur commercial de Cadesis, met l’accent sur l’importance de travailler en PLM pour ces structures, qu’il définit comme étant « un coffre-fort, une mémoire ». Il observe « que chaque employé détient un savoir et un savoirfaire qui risquent d’être perdus à son départ de l’entreprise. La solution consiste donc à centraliser les connaissances des employés impliqués à tous les niveaux. Origine des pièces, problèmes et leur solution, propriétés des matériaux, etc. », décritil. Tout est accessible à tous, à tout moment, n’importe où, tant soit peu que l’on ait accès à une connexion sécurisée. « L’outil le plus précieux, c’est l’humain. Quand une machine est cassée, on peut la remplacer. Remplacer un humain, c’est plus compliqué ».

Des projets pour aller plus loin

Cadesis est en mesure d’accompagner ses clients lors de déploiements à l’international. C’est à ce prix que la cohérence et la synergie entre les différents sites est assurée : « Avec la mondialisation, il faut autant prendre en compte les différences de culture et que celles de plages horaires », complète Philippe Hladnik. A cet accompagnement géographique s’ajoute un autre type de collaboration. Une jeune doctorante au sein de Cadesis se penche sur un projet d’application du PLM au domaine du médical et paramédical. Les machines utilisées actuellement ne sont pas “intelligentes”, elles se contentent de recueillir les données, sans plus : le traitement et l’analyse se fait “à la main”, tâche chronophage et sujette à l’erreur. Les perspectives d’innovation de ce travail de recherche sont suffisamment alléchantes pour qu’y soient associés la faculté de médecine de Bordeaux, ainsi que différents fabricants de matériel à usage médical et paramédical. Que leur participation soit éligible à un crédit impôt-recherche (CIR) est un bonus.

Dietgard Weinart

puce-violette3Contact : Cadesis 27 avenue de l’Europe, Schiltigheim – www.cadesis.com


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PORTRAIT BEA

Béatrice Fauroux

Fondatrice et rédactrice en chef

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Numérique