Sita Le n° 1 français crée de l’énergie

La filiale de Suez Environnement pilote depuis son agence de l’E3 les activités alsaciennes du spécialiste de la gestion et la valorisation des déchets, domaine où l’entreprise revendique le rang de numéro 1 français. Grenelle oblige, Sita Alsace multiplie les offres à destination des collectivités et entreprises.

Le périscope, journal économique Alsace - Strasbourg - Sita
Charles Coppin

En France, ce sont 21.000 collaborateurs et un CA de 3,65 milliards d’euros qui sont réalisés par Sita, en faveur de 3.100 collectivités et 51.000 clients industriels et commerciaux. Plus modestes dans l’Est de la France, les chiffresclés de Sita restent impressionnants, avec 1.800 collaborateurs, 8.300 clients industriels, 930 professionnels de santé collectés, 330 collectivités locales collectées soit 1.436.000 habitants et 1.659.000 T de déchets traités.
Voilà pour les chiffres, qui en disent long sur l’activité du géant qui, parfois, impressionne les usagers qui redoutent de voir un prestataire imposer aux collectivités la dure loi des marchés et des profits. « SITA développe ses expertises sur l’ensemble de la chaîne de valeur des déchets avec des dispositifs de collecte et de tri, des filières de valorisation des déchets, des activités complémentaires de services industriels. Notre objectif est d’optimiser la gestion des flux de tous les types de déchets et faire bénéficier à nos clients de toutes les solutions de valorisation », répond Charles Coppin, directeur des marchés entreprises Sita Alsace.

Une première en France

Et parmi les atouts revendiqués par Sita, sa capacité d’innovation dans des process finalement utiles à la société dans son ensemble. Un exemple ? La première unité de déconditionnement de déchets issus de la filière agro alimentaire. Basée au Rohrschollen (Port de Strasbourg), cette installation retraite les chutes de production des usines de cette filière qui occupe une certaine importance dans la région, ainsi que les déchets des traiteurs, restauration collective publique et privée. Il se dit que de grands restaurants d’entreprise de l’E3 ont déjà recours à ce service, dont le mérite est évident : « Nous récupérons 95 % des déchets qui alimentent un circuit de méthanisation avec de la production d’électricité en finalité. Le reste, les emballages, part dans le circuit d’incinération classique », explique Charles Coppin. Et comme ces résidus de bois et plastiques sont dotés d’un fort pouvoir d’auto combustion, leur destruction par le feu est aisée, contrairement aux déchets alimentaires, composés d’eau en immense majorité et nécessitant donc beaucoup d’énergie pour en assurer l’incinération. Sita affiche sa volonté de tenir compte des enjeux énergétiques actuels, ce qui n’est pas anodin pour une entreprise dont les initiales proviennent de Société industrielle de transport automobile. Créée en 1919, l’entreprise proposait déjà des services de collecte de déchets ménagers, à Paris. Aujourd’hui, l’objectif est à la rationalisation des collectes de déchets et surtout à leur transformation en matières premières secondaires lorsque cela est possible par le biais du tri, en énergie lorsqu’elles sont incinérées.

Des services pour le tertiaire

Sita exploite 2 des 4 incinérateurs alsaciens (Schweighouse-sur-Moder et Sausheim) et fournit en énergie des industries voisines, dans les deux cas. « Nous proposons des services dédiés aux entreprises, tenant compte de la nature de leurs déchets. Dans le cas du tertiaire, nous effectuons des prestations de destruction de documents, parfois en partenariat avec Shred-it » (lire page 2).
Pour l’entreprise, la délicate question de la hausse de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) que connaissent certaines entreprises de l’E3 n’est pas un facteur inconnu. « Pour être exonérée de la TEOM, il faut que la prestation payée par une entreprise avec un prestataire coûte plus cher que la taxe », ajoute Charles Coppin. Le problème, c’est que dans le cas de l’E3, la nouvelle TEOM coûte 5 à 6 fois le prix des collectes effectuées jusque là par le privé.

Didier Bonnet

carre-jaune-okContact : SITA Alsace, 3 rue de Berne, Schiltigheim
03 88 65 68 30 – www.sita.fr


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Béatrice Fauroux

Fondatrice et rédactrice en chef

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