Didier Salwa et CIIB, administrateur de la bourse privée Capital Initiative : la finance comme philosophie solidaire

Édition : Mulhouse/Sud-Alsace - 7 janvier 2026

Des anciennes bourses régionales aux petites entreprises françaises, Didier Salwa redonne du sens à la finance. Son ambition : transformer un outil souvent perçu comme froid et spéculatif en un levier de solidarité et de développement local.

Créé en 1979 par Jean Salwa et porté par des syndicalistes de la Bourse de Paris, le cabinet CIIB a su adapter les mécanismes boursiers aux besoins des PME. Son objectif : leur permettre d’élargir leur capital dans un cadre encadré et éthique.« J’étais hostile à ces mécanismes de la finance, confie Didier Salwa. Mais tout n’est pas à jeter. L’idée de s’en servir de manière solidaire pour aider les petites entreprises est devenue réalité. » Séduit par cette approche vertueuse, il s’y engage pleinement… Jusqu’à en être aujourd’hui le Directeur Général.

Donner à chaque entreprise les moyens d’investir en elle-même

Grâce au CIIB, toute entreprise peut ouvrir sa bourse privée, et ainsi disposer de fonds supplémentaires pour accélérer son développement. Le capital s’ouvre d’abord à l’entourage proche, puis plus largement, dans un cadre strictement règlementé. « Toutes ces personnes qui entrent dans le capital forment un actionnariat populaire. Elles achètent des actions qu’elles peuvent ensuite revendre lorsqu’elles le souhaitent », explique Didier Salwa. Derrière ce dispositif, l’expérience et la rigueur du CIIB assurent la fiabilité et la transparence de chaque opération.

Réconcilier finance et société

Au-delà de l’outil, l’ambition est avant tout sociétale : encourager l’investissement de proximité, protéger les petits porteurs et permettre parfois, la reprise d’entreprises par leurs salariés. Le CIIB sélectionne peu de dossiers, privilégiant la pérennité et la cohérence économique, et milite pour un partage plus équitable de la valeur. « Il s’agit d’imaginer un monde nouveau… où le dirigeant sauvegarde l’intérêt des petits actionnaires comme le sien », souligne Didier Salwa. Un exemple marquant, celui de la verrerie Duralex, reprise par ses salariés en juillet 2024. L’entreprise a cherché à lever 5 millions d’euros auprès des Français, avec un rendement annoncé de 8% par an pendant sept ans : un investissement porteur d’espoir, d’autant que la levée de fonds a largement dépassé les espérances avec un total de 19 millions d’euros récoltés en 24 heures de promesse de dons.

Capital Initiative, l’alliance naturelle

En mobilisant plus de 150 petits actionnaires, Capital initiative avait atteint un seuil impliquant un formalisme auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Cette étape a relancé le dialogue entre René Hans, dirigeant de Capital Initiative, et le CIIB, afin de passer d’initiatives isolées à un cadre professionnel, clair et reproductible. « Aujourd’hui, n’importe qui peut acheter des actions Capital Initiative à 20 euros l’unité, en quelques minutes, directement à partir du site internet de la société », souligne Didier Salwa. Grâce à l’infrastructure du CIIB, la vérification des titres et le règlement-livraison sont automatisés et sécurisés. Les actionnaires perçoivent un dividende annuel, dans un système appliquant les mêmes règles et la même déontologie que les sociétés cotées.

Une philosophie partagée

Le CIIB et Capital Initiative incarnent une même vision: celle d’une finance éthique, humaine et utile. « Eux aussi trouvent normal d’aider les petites entreprises », résume Didier Salwa. Une rencontre d’hommes et de convictions, qui prouve qu’il est possible d’allier économie réelle et valeurs solidaires. Et si la finance retrouvait enfin son sens premier ? Avec le CIIB et Capital Initiative, le capital redevient un outil de partage et d’avenir.

Emilie Jafrate

Légende : Didier Salwa, Directeur Général du CIIB, défend une vision éthique et solidaire de la finance, au service des entreprises et des investisseurs de proximité. DR.

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