Sediscan, l’innovation au service du bâtiment

À la tête du bureau d’études SEDIME – expert en structures métalliques et bois – depuis 25 ans, Jean-Philippe Hauss décide de s’engager dans une nouvelle aventure. C’est ainsi que naît Sediscan, en 2018. Une entreprise innovante, spécialisée dans la maquette numérique et la lasergrammétrie.

Un besoin de compétitivité
Le besoin de trouver un nouveau modèle économique pour rester compétitif a été le déclencheur de Sediscan. « Nous devions intervenir sur un projet avec SEDIME. Un chantier qui a été attribué à l’un de nos concurrents qui disposait d’un matériel plus rapide, se souvient Jean-Philippe Hauss. C’était en 2017. Nous nous sommes pourtant toujours montrés précurseurs. Nous avons investi dans un scan mais il fallait trouver un modèle économique qui nous permette de l’exploiter au maximum. » C’est avec cette nouvelle technologie que naît Sediscan.


« Notre force, la maquette numérique »
La société fournit des nuages de points et des relevés numériques des bâtiments existants. Un outil qui permet de gagner du temps par des relevés plus rapides avec, pour finalité, la réalisation de maquettes numériques “immortelles”, collaboratives et évolutives. La technologie utilisée est gage de précision, de fiabilité et de sécurité. Un véritable support de travail dont chaque corps de métier peut se servir. « Notre objectif est de réaliser la maquette numérique d’après nos relevés de lasergrammétrie », souligne le Président de Sediscan. Le nuage de points permet de réaliser la silhouette précise d’un bâtiment.


Des missions prestigieuses
Jean-Philippe Hauss se dote d’une équipe de quatre personnes dédiée à Sediscan. De véritables passionnés. « Nous fonctionnons au projet, sourit Dimitri Séclier, directeur de la société. Nous avons la chance d’accéder à des coins de patrimoine extraordinaires, de participer à des missions prestigieuses. J’ai pu voir comment on fabrique des pneus, des bouchons de bouteille… Nous sommes même allés prendre des mesures dans une mine ! Nous avons également eu la chance de travailler sur la Tour Eiffel et le Galaxy de Metz. » Sediscan touche également les artisans comme les bardeurs et les charpentiers, qui gagnent du temps en leur confiant leurs relevés. Les côtes prises et travaillées, ces artisans n’ont plus qu’à produire le bardage et aller le poser. Plus besoin de poser des échafaudages et de passer des journées entières à mesurer.


300 chantiers depuis sa création
Vendre cette nouvelle technologie n’a pourtant pas été chose aisée. La Mairie de Villebon-sur-Yvette a été le premier client de Sediscan. Le bouche-à-oreille a fait le reste. Depuis sa création, Sediscan enregistre près de 300 chantiers. Sediscan travaille pour des industries, du patrimoine ainsi que sur des logements. 70% de son chiffre d’affaires est réalisé dans la région, 30% sur le territoire national. L’investissement fait également partie de l’ADN de Sediscan. Plus de 180 000 euros ont été injectés dans la société depuis ses débuts. « Il a fallu acheter les scanners, mais se doter également d’ordinateurs puissants, de moyens de stocker les données, ainsi que de logiciels en constante évolution. Le budget formation est lui aussi, important. »


2021, l’année de la réalité augmentée
Sediscan s’est doté de deux paires de lunettes à réalité augmentée. Les clients peuvent aujourd’hui s’immerger dans le futur et se retrouver confrontés à d’éventuelles problématiques avant d’engager leurs travaux. « Nous faisons partie des précurseurs dans le Grand Est, à proposer cette technologie », souligne Dimitri Séclier. 30 à 40 000 euros seront investis sur cette année 2021. « D’autres projets et de nouvelles technologies arrivent ! », prévient Jean-Philippe Hauss. La société réalise aujourd’hui 200 000 euros de chiffre d’affaires.


Emilie Jafrate


Sediscan
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