Le nettoyage industriel

La propreté en entreprise a toujours été une question élémentaire d’hygiène, mais aussi d’image de marque. Depuis plusieurs années se sont ajoutés des paramètres d’ordre environnemental et sanitaire. Tous ces éléments sont à prendre en compte, et ce qui était un “mal nécessaire“ est pris très au sérieux par les acteurs économiques. Le besoin de s’adresser à de véritables professionnels a multiplié les services et la formation dans un secteur très concurrentiel.


Journal économique de Mulhouse et environs - Le périscope : information économique mulhousienOcito, les entrepreneurs solidaires

Ocito propreté et paysages est une entreprise de nettoyage spécialisée dans l’entretien des bureaux, des communs pour les copropriétés ou encore pour les comités d’entreprises. Environ 25% de son activité est consacrée à l’entretien des espaces verts et à la petite maçonnerie. Si Ocito est une entreprise comme les autres, elle revendique un mode de fonctionnement tourné vers la formation et l’insertion de ses salariés.

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Rémi Spillmann et Marcel Czaja

« Nous avons un agrément “Pôle Emploi“ qui nous donne le droit d’embaucher des gens en situation difficile, et de les former pendant deux ans » explique Rémi Spillmann, directeur de la structure de nettoyage. « Mais attention », ajoutet- il, « nous sommes une Sàrl, notre fonctionnement d’entreprise est le même qu’une autre, avec les mêmes marchés et les mêmes contraintes. » « Pendant les deux années où ils restent chez nous, nos salariés bénéficient de formations diverses pour acquérir un savoir-faire qui leur pemettra de trouver un contrat en CDI » ajoute Marcel Czaja, gérant du groupe Ocito, « et c’est le cas pour 40 à 50 % d’entre eux. » Ocito emploie 30 CDDI (le I correspond à insertion) sur les 50 personnes présentes en équivalent temps-plein, regroupant dixneuf nationalités, allant des plus jeunes sans qualification aux plus anciens en recherche de travail. Entrant avec un niveau d’agent de service niveau 1, ils ressortent avec un niveau 2, validé par l’INHNI, l’organisme de formation du secteur hygiène. Concernant la partie espaces verts, la formation est pour le moment interne, mais une recherche de validation est en cours avec le lycée agricole de Rouffach.

Encadrer au sens large

« La formation interne, qui est une culture d’entreprise, réside aussi dans la transmission quotidienne du savoir-faire, » précise Marcel Czaja. « Nous voulons tirer les gens vers le haut et leur donner la reconnaissance du travail bien fait. » Pour cela, Chez Ocito le taux d’encadrement est plus élevé que dans la moyenne des entreprises. Deux personnes s’occupent du suivi social des salariés, redonnant ainsi aux mots “ressources humaines“ son vrai sens. Elles peuvent aussi fournir une aide au quotidien, comme la recherche de logement. Du coup, les efforts fournis en termes de formation et d’encadrement ont forcément un effet positif sur la capacité d’Ocito à garder ses clients. « Dans un secteur où les contrats sont renouvelés tous les ans et où la concurrence est vive, le très bon taux de reconduction de ceuxci est notre meilleur critère de satisfaction », termine Rémi Spillmann.

Journal économique de Mulhouse et environs - Le périscope :  information économique mulhousienContact : Ocito, 8 rue du Pont – Illzach
Tél : 03 89 46 84 60 – Web : www.ocito-services.fr

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Journal économique de Mulhouse et environs - Le périscope : information économique mulhousienSamsic : la force d’un groupe à l’échelle locale

Spécialiste du nettoyage industriel, l’agence de Mulhouse fait partie du groupe Rennais Samsic qui gère 75 établissements en France. Opérant sur un secteur allant de Guebwiller à Besançon, c’est avec 360 salariés dont 200 à temps plein, que Samsic dispense son savoir-faire à de nombreuses entreprises locales, essentiellement issues du secteur tertiaire.

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Alexandre Krebs

« Le nettoyage industriel est un secteur de plus en plus difficile, surtout pour un service où la notion de subjectivité est importante », nous explique Alexandre Krebs, responsable du site de Mulhouse. « La propreté est appréciée… mais il y a une difficulté à la valoriser. » Pour se démarquer dans un secteur très concurrentiel, la société mise sur plusieurs atouts qu’elle a su développer au fil des années. « Tout d’abord, notre équipe est d’une grande stabilité, nombre de collaborateurs ont une expérience de 20 à 25 ans sur Mulhouse. Nous connaissons bien nos clients et le tissu local. » L’entreprise est aussi capable d’être très réactive pour pallier à des urgences, telles que des inondations ou autres sinistres. « Nous avons à disposition de nombreux véhicules ainsi que des machines comme des auto-laveuses autoporteuses ou accompagnées », insiste Alexandre Krebs. « La notion de service est foncièrement ancrée dans l’esprit de l’entreprise. » C’est cette notion même qui a permis à Samsic d’emporter le marché de nettoyage de la centrale nucléaire de Fessenheim. « C’est une grande fierté pour nous et aussi une belle référence », ajoute le responsable, « nous intervenons aussi bien hors zone que dans les bâtiments situés près des réacteurs. »

Une sensibilité écologique et sociale

Le personnel bénéficie de plus en plus de formations, et du cadre au laveur de vitres. Il existe de nombreux modules de formations pointues. Ainsi il est dispensé aux salariés des stages d’éco-conduite de façon à diminuer la consommation de carburant. Il existe une réelle volonté de sensibiliser le personnel à la gestion optimale des ressources. Enfin, Samsic poursuit aussi un modèle social : « nous avons la réelle volonté de ne plus inscrire les gens dans la précarité en les faisant travailler à temps partiel. Nous souhaitons au maximum offrir un temps plein avec un salaire décent », conclut Alexandre Krebs.

Journal économique de Mulhouse et environs - Le périscope : information économique mulhousienContact : Samsic, Zone Espale-Actipolis 3 Bât. B
6 avenue Pierre Pflimlin – Sausheim
Tél : 03 89 31 08 88 – Web: www.samsic.fr

Journal économique de Mulhouse et environs - Le périscope : information économique mulhousienJournal économique de Mulhouse et environs - Le périscope : information économique mulhousienSoprolux : une offre d’hygiène globale

Soprolux propose aux sociétés de propreté, ainsi qu’aux mairies, écoles, collèges, lycées et aux industries, des produits d’entretien ainsi que la vente et la location de machines de nettoyage. La société propose sa propre gamme de produits et se pose en expert dans son domaine, fort de 45 ans d’expérience dans son secteur d’activité.

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Roger Brouet

« Nous voulons tendre vers une solution globale de nettoyage et de méthode. Il faut se centrer sur son métier pour apporter des véritables réponses à nos clients », nous dit Roger Brouet, le gérant. Depuis 1966, la société à développé en externe avec des ingénieurs chimistes une gamme de produits et ce sont maintenant près de 300 références qui sont proposées à la clientèle. « Chaque tâche a des composants chimiques différents, il faut donc une réponse avec un produit adapté » poursuit-il. « Le nettoyage doit prendre en compte les différentes contraintes qui se posent avant toute action : emplacement, temps de travail, moyens, main d’oeuvre. » Soprolux effectue des diagnostics dans les entreprises et dispense son expertise et ses recommandations auprès des professionnels du métier.

Machines en location

Dans ses 1200 m2 de locaux à Rixheim (et 500 m2 à Schiltigheim), la société propose aussi la location de courte et de longue durée de machines de nettoyage. « Le prix de la location inclut le transport, les produits, la mise en route et les conseils de prise en main et d’utilisation » précise Roger Brouet. « Cette solution pratique et rapide dispense aux entreprises de faire un investissement qui ne s’avèrera peut-être pas rentable ». Les machines sont aussi disponibles à la vente, avec des contrats d’entretien assurés par le SAV.

Produits verts et petites fournitures

Deux gammes de produits éco-labellisés sont disponibles chez Soprolux. Néanmoins, la vente de produits plus écologiques représente encore moins de 10% des ventes. « Il faut laisser le temps aux chercheurs de trouver des produits “verts“ avec le même niveau de performance que les autres et au même prix » ajoute le gérant. La société propose également toute une gamme de produits d’hygiène qui va du nettoyage des vitres ou des sanitaires, en passant par la désinfection, les désodorisants ou les poubelles pour le tri sélectif.

Journal économique de Mulhouse et environs - Le périscope : information économique mulhousienContact : Soprolux, 1 rue des Gravières – Z.I. 3 – Rixheim
Tél : 03 89 31 88 22 – Web : www.soprolux.fr

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Une activité difficile au sens propre

La propreté est une notion abstraite, que chacun évalue en fonction de critères et de vécus différents. Satisfaire le client dans ces conditions nécessite une parfaite connaissance du métier, pour ne pas perdre une clientèle de plus en plus difficile de conquérir.

Car le nettoyage industriel est un domaine d’activité où la concurrence fait rage. Les charges de personnel représentent 80% du prix de la prestation et fragilisent considérablement les entreprises, surtout les plus petites en cas de crise économique. Pour gagner des parts de marché, les entreprises de nettoyage industriel s’orientent vers d’autres domaines pour compléter leur offre, et développent l’aménagement des espaces verts, les services à la personne ou l’intérim. Ils se spécialisent aussi dans des activités plus pointues dans des branches comme “l’ultra propre“ qui concernent les entreprises liées à la santé (hôpitaux, outils médicaux…), ou encore à l’horlogerie et l’industrie spatiale.

La gestion du personnel est particulièrement délicate dans un secteur où on emploie beaucoup de gens peu formés et à temps partiel. Les entreprises l’ont bien compris, et en cette période où l’activité économique est moindre et où le turn-over diminue, elles offrent des formations pour qualifier leurs salariés. L’enjeu est double : rentabiliser ce personnel et offrir à leurs clients un meilleur service. Il est donc indispensable d’avoir des cadres compétents, aussi bien dans leur spécialité que dans la gestion des ressources humaines.

La notion de développement durable et des différentes normes qui l’accompagnent sont de nouveaux défis importants pour ce secteur. Si les produits éco-labellisés sont bien présents, ils obligent les sociétés à être vigilantes sur un marché qui reste cher et où la demande n’est pas encore au rendez-vous. Les normes de qualité sont compliquées à obtenir et il faut en calculer la pertinence, tant l’investissement est coûteux en temps et en argent.

« Nous avons un agrément “Pôle Emploi“ qui
nous donne le droit d’embaucher des gens en
situation difficile, et de les former pendant deux
ans » explique Rémi Spillmann, directeur de la
structure de nettoyage. « Mais attention », ajoutet-
il, « nous sommes une Sàrl, notre fonctionnement
d’entreprise est le même qu’une autre, avec les mêmes
marchés et les mêmes contraintes. » « Pendant les
deux années où ils restent chez nous, nos salariés
bénéficient de formations diverses pour acquérir un
savoir-faire qui leur pemettra de trouver un contrat
en CDI » ajoute Marcel Czaja, gérant du groupe
Ocito, « et c’est le cas pour 40 à 50 % d’entre eux. »
Ocito emploie 30 CDDI (le I correspond
à insertion) sur les 50 personnes présentes
en équivalent temps-plein, regroupant dixneuf
nationalités, allant des plus jeunes sans
qualification aux plus anciens en recherche
de travail. Entrant avec un niveau d’agent de
service niveau 1, ils ressortent avec un niveau 2,
validé par l’INHNI, l’organisme de formation
du secteur hygiène. Concernant la partie espaces
verts, la formation est pour le moment interne,
mais une recherche de validation est en cours
avec le lycée agricole de Rouffach.
Encadrer au sens large
« La formation interne, qui est une culture
d’entreprise, réside aussi dans la transmission
quotidienne du savoir-faire, » précise Marcel
Czaja. « Nous voulons tirer les gens vers le haut et
leur donner la reconnaissance du travail bien fait. »
Pour cela, Chez Ocito le taux d’encadrement
est plus élevé que dans la moyenne des
entreprises. Deux personnes s’occupent du
suivi social des salariés, redonnant ainsi aux
mots “ressources humaines“ son vrai sens. Elles
peuvent aussi fournir une aide au quotidien,
comme la recherche de logement.
Du coup, les efforts fournis en termes de
formation et d’encadrement ont forcément
un effet positif sur la capacité d’Ocito à garder
ses clients. « Dans un secteur où les contrats sont
renouvelés tous les ans et où la concurrence est
vive, le très bon taux de reconduction de ceuxci
est notre meilleur critère de satisfaction »,
termine Rémi Spillmann.« Nous avons un agrément “Pôle Emploi“ qui nous donne le droit d’embaucher des gens en situation difficile, et de les former pendant deux ans » explique Rémi Spillmann, directeur de la structure de nettoyage. « Mais attention », ajoutet- il, « nous sommes une Sàrl, notre fonctionnement d’entreprise est le même qu’une autre, avec les mêmes marchés et les mêmes contraintes. » « Pendant les deux années où ils restent chez nous, nos salariés bénéficient de formations diverses pour acquérir un savoir-faire qui leur pemettra de trouver un contrat en CDI » ajoute Marcel Czaja, gérant du groupe Ocito, « et c’est le cas pour 40 à 50 % d’entre eux. » Ocito emploie 30 CDDI (le I correspond à insertion) sur les 50 personnes présentes en équivalent temps-plein, regroupant dixneuf nationalités, allant des plus jeunes sans qualification aux plus anciens en recherche de travail. Entrant avec un niveau d’agent de service niveau 1, ils ressortent avec un niveau 2, validé par l’INHNI, l’organisme de formation du secteur hygiène. Concernant la partie espaces verts, la formation est pour le moment interne, mais une recherche de validation est en cours avec le lycée agricole de Rouffach. Encadrer au sens large « La formation interne, qui est une culture d’entreprise, réside aussi dans la transmission quotidienne du savoir-faire, » précise Marcel Czaja. « Nous voulons tirer les gens vers le haut et leur donner la reconnaissance du travail bien fait. » Pour cela, Chez Ocito le taux d’encadrement est plus élevé que dans la moyenne des entreprises. Deux personnes s’occupent du suivi social des salariés, redonnant ainsi aux mots “ressources humaines“ son vrai sens. Elles peuvent aussi fournir une aide au quotidien, comme la recherche de logement. Du coup, les efforts fournis en termes de formation et d’encadrement ont forcément un effet positif sur la capacité d’Ocito à garder ses clients. « Dans un secteur où les contrats sont renouvelés tous les ans et où la concurrence est vive, le très bon taux de reconduction de ceuxci est notre meilleur critère de satisfaction », termine Rémi Spillmann.

Informations sur l'auteur :

PORTRAIT BEA

Béatrice Fauroux

Fondatrice et rédactrice en chef

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Le Dossier du Mois