Le Boudoir de Léa, l’adresse 100% pur beurre, 100% plaisir au cœur de la librairie Canal BD Tribulles à Mulhouse

Du monde de la mode, Léa Hann a pris un virage à 360 degrés pour se consacrer à sa passion première : la pâtisserie. Elle œuvre dans son laboratoire, installé à Mulhouse, au cœur de la librairie Canal BD Tribulles. Mais pour s’assurer un moment gourmand, mieux vaut passer commande avant !

Elle a dévoilé sa nouvelle carte estivale début mai. Léa Hann a fait de la tartelette sa marque de fabrique. Une gourmandise déclinée selon les fruits de saison : à la pistache et cerise noire, Habibi (datte, fleur d’oranger et pistache), citron/basilic, rhubarbe, fraise, framboise/roquette, forêt noire, ou encore forêt tropézienne. Des recettes qui s’enrichissent selon l’humeur du chef. « J’ai élaboré ma propre recette de pâte sablée. J’y ajoute un peu de fleur de sel, c’est un exhausteur de goûts qui diminue la sucrosité. Mes desserts sont très peu sucrés, ce qui peut parfois surprendre. Et surtout, vous ne trouverez jamais d’opéra classique, ni de torche aux marrons telle que vous la connaissez. J’adapte tout dans mes fonds de tarte. C’est ma manière de me démarquer. »


Des gourmandises à la commande
Si elle garnit chaque jour la vitrine installée au cœur de la libraire Canal BD Tribulles, Léa fonctionne à la commande. « Certains jours, je n’ai plus rien à 11h ou midi en vitrine, mais c’est mon parti pris. Il est hors de question de jeter quoique ce soit ! » Avec l’arrivée de la crise sanitaire et du premier confinement en mars 2020, la jeune femme a tout de même regagné ses cuisines, alors que la librairie fonctionnait en click and collect. « Mais je venais pour une tartelette. J’ai tenu une semaine avant d’arrêter jusqu’à la réouverture, le 2 juin 2020. Et de la reprise au deuxième confinement, j’étais sold out. Je proposais trois tartelettes de chaque sorte sur un total de dix variétés. Elles partaient toutes très vite. Les gens avaient besoin de réconfort. Du 2 au 31 juillet, je n’ai perdu que 60 euros, comparé à l’année précédente. » Un succès fou rencontré aussi pendant les fêtes de fin d’année. « C’est simple, je dormais sur place », se souvient la jeune femme. 80 bûches sont sorties de son laboratoire. Léa a également travaillé avec ses voisines du Nid pour leur brunch de la Saint-Nicolas et de l’Epiphanie. Résultat : 120 galettes écoulées. Le troisième confinement, lui, a redistribué les cartes. « Avec les écoles fermées, ce n’était même pas la peine. J’ai fermé et privilégié ma vie de famille. »


Un apprenti en septembre
Une période que Léa Hann a également passé à tester de nouvelles gourmandises. « J’aimerais développer les glaces. J’en trépigne d’ailleurs d’impatience ! J’ai pu faire des mocchis glacés pour le mois du Manga de la librairie. J’aimerais également développer ma gamme de cookies et sortir du basique pépites de chocolat. » La jeune femme nourrit une autre envie, celle de développer une offre le midi. Des projets à maturer. Mais la grande nouveauté de cette année, c’est la venue d’un apprenti, en septembre. « Lui, a un CAP à préparer et moi, cela va me faire sortir des sentiers battus. »

« Le sucré est universel, il fait plaisir aux gens »
Le Boudoir de Léa est né il y a quatre ans. Responsable d’un magasin d’habillement, Léa Hann redécouvre la pâtisserie pendant sa grossesse. « Je cuisinais déjà énormément avant. A la base, je préfère le salé, mais la grossesse m’a fait basculer de l’autre côté… La librairie est gérée par mon compagnon, David Bres. Lorsqu’il recevait des auteurs, je leur concoctais des petites recettes. Et il est plus facile d’arriver avec des muffins et des cup cakes qu’avec une tourte… J’ai aussi réalisé beaucoup de génoises sculptées pour mon petit garçon. Le sucré est universel. Il fait toujours plaisir aux gens. » Il est d’ailleurs le seul à lui faire faire un tartelette torche aux marrons en plein mois de mai. Léa met en effet un point d’honneur à travailler avec des produits locaux et de saison. « J’attends que la fraise soit d’Alsace. Quand la tentation est trop forte, j’en prends si elles viennent de Carpentras », sourit-elle.


Un salon de thé installé au cœur de la librairie
Le projet a fait son bonhomme de chemin et le déclic a eu lieu lorsque Canal BD Tribulles a déménagé pour un local plus grand. « Nous avons constaté que les familles se séparaient. Souvent, les papas venaient flâner en quête d’une BD pendant que les mamans et leurs enfants allaient prendre un goûter ailleurs. Nous nous sommes dit qu’il serait sympa d’offrir un espace qui puisse accueillir la famille entière. » Pour mener ce projet à bien, Léa retourne alors sur les bancs de l’école et décroche son CAP pâtisserie. Elle finit même par prendre une place plus importante que prévue au cœur de Canal BD Tribulles. « Les garçons ont dû apprendre un nouveau métier. Nous avons installé un salon de thé avec tables et banquettes à l’intérieur. Moi je reste dans mon labo et eux servent les clients », glisse-elle avec malice. En temps normal, la librairie peut accueillir une vingtaine de personnes assises en intérieur. Avec l’arrivée des beaux jours, Canal BD Tribulles sort également sa terrasse. Et Léa n’en n’a pas terminé d’émoustiller les papilles. Entre les émissions télé, et les ouvrages papier destinés à la pâtisserie, la jeune femme ne peut pas être mieux inspirée.


Emilie Jafrate


Le Boudoir de Léa
15 rue des Tanneurs – Mulhouse
03 67 94 12 68
Facebook : Le Boudoir de Léa


Informations sur l'auteur :

Emilie Jafrate

Journaliste

Catégories associées :

Actualités Le Journal