Julie Sonntag-Jalsperger, dix ans d’amour du beau et de passion de créer, concrétisés à travers j’Ose – Architecte d’intérieur

Voilà dix ans déjà que Julie Sonntag-Jelsperger s’est lancée dans l’aventure entrepreneuriale. De petits projets de ré-agencement et décoration, elle gère désormais jusqu’à la rénovation générale, avec la coordination de chantiers. J’Ose, c’est 10 ans d’expérience, de beaux projets et de partenariats avec un réseau de fidèles artisans.

La jeune femme a toujours été passionnée d’art manuel. Avec un grand-père maître peintre, une grand-mère adepte de l’aquarelle et un papa peintre de métier, Julie Sonntag-Jelsperger a été baignée dans ce milieu d’artistes et d’artisans dès son plus jeune âge. Si elle passe son baccalauréat scientifique, l’histoire familiale finit par la rattraper, elle obtient son diplôme en Architecte d’intérieur en 2011. Du haut de ses 20 ans seulement, Julie Sonntag-Jelsperger choisit d’oser l’aventure entrepreneuriale. « Je me sentais invincible, je n’avais peur de rien, se souvient-elle tout sourire. Et puis travailler pour les idées de quelqu’un ne me convenait pas. »

La différence par la couleur et les volumes

Julie Sonntag-Jelsperger se révèle littéralement par le biais de l’émission ‘’Tous Ensemble’’ dans laquelle elle œuvre pendant cinq semaines bénévolement, sur l’aménagement d’une maison à Belfort. « Nous avions un laps de temps très restreint. J’avais en charge la décoration. Cette émission m’a permis de nouer des liens avec des partenaires et des artisans qui font encore aujourd’hui partie de mon carnet d’adresses. » La jeune femme se lance alors tête baissée, pleine d’envies et d’idées. « Je me suis rendue compte que je proposais des choses que personne n’attendait. » Dès le début, elle s’oppose littéralement aux tendances de l’intemporel, faites de gris et de taupe. « On a toujours osé des choses différentes, que ce soit dans les volumes ou la couleur. » Ses premiers projets sont entièrement liés à la décoration. Un projet en appelant un autre, elle a pu montrer – au fur et à mesure des chantier – l’étendue de ses compétences. « Je revendique aujourd’hui la rénovation générale avec la coordination de chantier, dans laquelle la décoration devient la cerise sur le gâteau ! »

Du conseil dans le neuf

70% de son activité concerne les particuliers, 30% les professionnels dans la rénovation. Elle a ainsi, par exemple, décoré la salle de sport 54PM d’Evgenia Rotunno, à Illzach. « Pour ce qui est du neuf, nous apportons notre expertise, notre conseil. » Un conseil utilisé aussi auprès du particulier. « Nous lui donnons envie et ensuite nous déployons nos prestations crescendo, en fonction du budget et des besoins. Si le budget est serré, nous intervenons par touche, sinon nous sommes capables de gérer l’ensemble du projet. » Julie Sonntag-Jelsperger a sa manière bien à elle de fonctionner. « Nous établissons une relation de confiance via une première visite conseil. Souvent, les idées de madame et monsieur ne sont pas les mêmes. Il faut savoir se montrer diplomate. Nos clients ont ou trop d’idées ou pas d’idée du tout. La plupart du temps, ils se laissent guider. » J’Ose intervient autour de Bâle pour des missions de conseil, dans le Sundgau, jusqu’à Colmar, sans oublier Mulhouse et son agglomération. Chaque année, elle sublime les artisans en les mettant en scène au cœur de Déco’Folies à l’occasion de la Foir’Expo du Parc des Expositions de Mulhouse. Deux mois intenses de travail de l’ombre, de décembre à janvier.

De l’écoute, de l’humain et du contact

Si elle a commencé dans son bureau à la maison, elle emménage dans ses locaux kingersheimois en 2014. Aujourd’hui, la chef d’entreprise a à ses côtés Melina Antonucci qui a débuté chez J’Ose en tant que stagiaire, puis alternante, jusqu’à l’obtention de son diplôme en juillet 2019. Mélina apporte son savoir-faire en matière de modélisation 3D afin d’offrir une visualisation concrète de chaque projet. Elles forment un duo complémentaire. « Il est important pour moi que les jeunes découvrent toutes les facettes du métier. Architecte d’intérieur, ce n’est pas juste être sur son écran, crayon à la main. C’est de l’écoute, beaucoup d’écoute. Je mets tous mes stagiaires dans le vif du sujet. Il faut aimer l’humain et le contact. »

Emilie Jafrate


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