Hôtel Restaurant des Vosges à Sewen, une étape de gastronomie, de détente et de convivialité aux côtés de la famille Kieffer

Deux générations œuvrent au cœur de cet établissement installé à 500 mètres d’altitude dans le petit village de Sewen, au pied du Ballon d’Alsace et au carrefour de Thann, Mulhouse, Colmar et Belfort. Un hôtel restaurant aux mains de la famille Kieffer, bâti en 1925, et dont la cuisine, gastronomique, mêle tradition et modernité.

C’est à quatre mains que se font les plats concoctés par la famille Kieffer. Jean-Michel travaille aujourd’hui aux côtés de Thibaud, son fils. Oenologue, Guillaume, l’aîné de la famille s’occupe de la carte des vins qu’il étoffe au fil du temps. L’établissement est réputé pour ses noisettes de ris de veau aux girolles, son délice d’escargots aux lactaires mais aussi et surtout, pour son vivier de truites. « Nous sommes installés sur la route de la truite et certains de nos clients viennent tout spécialement pour notre truite bleue fraîchement pêchée », sourit Nathalie, l’épouse du chef. La pandémie est venue bouleverser toute l’organisation des lieux. « Jamais, en 30 ans, nous n’avons connu d’arrêt ! » Côté restaurant, la famille proposait un menu gastronomique à emporter le dimanche midi. « Chaque lundi matin, nous nous réunissions pour savoir ce que nous ferions le week-end », se souvient Nathalie.


« Nous avons pu faire plaisir à de nouveaux clients »
Les chefs en ont d’ailleurs profité pour innover avec l’élaboration de nouvelles recettes. « Nous avons travaillé des morceaux de viande et des techniques que nous ne connaissions pas. Sur place, nous faisons tout minute. Il a fallu repenser notre cuisine pour que les gens puissent la réchauffer. » C’est ainsi qu’est né, par exemple, le Strudel de lapin ou encore le fraisier façon macaron côté dessert. « Nous avons une bonne réserve de nouveautés à proposer pour les mois à venir », sourit Nathalie. Leur apprenti, lui, a pu réaliser ses exercices et les proposer à emporter. Les Kieffer se sont également montrés au rendez-vous des grandes occasions, comme Noël, Nouvel-An, la Saint-Valentin, Pâques ou encore la Fête des Mères. Ils ont même pu assurer les 250 repas des anciens de Sewen et Oberbrück. « Nous avons ainsi pu faire plaisir à de nouveaux clients qui, en temps normal, ne seraient pas venus dans notre restaurant. »


Des tables installées dans les chambres de l’établissement
Proposer des plats à emporter a demandé une bonne dose d’adaptation pour ne pas perdre l’esprit du restaurant. La famille a choisi de soigner son emballage. Les clients se sont d’ailleurs pris au jeu de la présentation “maison” grâce aux fiches explicatives glissées dans chaque menu. « Ils sortaient leurs assiettes du dimanche, dressaient leurs plats et nous envoyaient le résultat par le biais des réseaux sociaux. C’était chouette ! » 50 à 60 repas sortaient chaque dimanche midi pour une clientèle de proximité. « Nous nous sommes posés beaucoup de questions en nous demandant si cela allait fonctionner. » Les réseaux sociaux boostés par Lucile Grélard, la compagne de leur fils, le bouche-à-oreille et les flyers déposés chez les commerçants de proximité ont permis de faire parler de l’établissement. Entièrement fermés lors du premier confinement, ils ont pu accueillir des clients lors de soirées étapes dès le deuxième. « Ne pouvant les recevoir en salle, nous leur avons aménagé des petites tables en chambres. Nous avons investi dans des chariots et des cloches. Sept de nos 16 chambres ont pu être adaptées. Ce n’était pas la grosse affluence mais même si on nous appelait pour une ou deux chambres, nous prenions ! »


Un bel outil de travail, mais des travaux à assumer
Des coups durs, Nathalie et Jean-Michel en ont traversé dès les années 90, lorsqu’ils ont repris les lieux. « Nous n’avions pas internet, la clientèle était vieillissante. Nous avons hérité d’un bel outil de travail mais aussi de beaucoup de travaux… » Malgré tout, les Kieffer n’ont cessé d’investir pour entretenir une bâtisse riche d’histoire. Léon Kieffer l’érige en 1925. La Seconde Guerre Mondiale laisse des traces avec la destruction partielle de l’édifice. Dans les années 50, Robert Kieffer, représentant de la deuxième génération, ajoute un 3e étage puis l’aile sud et sa Grande Salle, en 1956. Jean-Michel et Nathalie reprennent le flambeau et continuent dans cette dynamique. Après des années de travaux de rénovation et l’installation d’un ascenseur, ils créent un espace bien-être en 2015. Leur spa, sauna et hammam leur permet d’augmenter de 25% leur chiffre d’affaires, la première année. « Les jeunes de la Vallée viennent aujourd’hui jusque chez nous pour nos offres bien-être », souligne Lucile Grélard. La jeune femme cherche désormais à développer des formules week-ends pour le particulier mais aussi le professionnel. En janvier 2020, juste avant que le confinement ne tombe, les Kieffer ont engagé la réfection de leur cuisine. Pendant le confinement, deux chambres ont été complètement refaites à neuf. Nathalie et Jean-Michel passeront le flambeau à la quatrième génération, d’ici quelques années. Thibaud et Lucile reprendront les rennes avec toujours, cette volonté d’investir et de se faire connaître.


Emilie Jafrate


Hôtel Restaurant des Vosges
38 Grand Rue – Sewen
03 89 82 00 43
Info@hoteldesvosges.com
www.hoteldesvosges.com
Facebook : Hôtel Restaurant des Vosges SEWEN


Restaurant fermé mercredi et dimanche soir. En semaine, service du midi sur réservation uniquement. Dimanche, service de 12h à 13h30.


Informations sur l'auteur :

Emilie Jafrate

Journaliste

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