[DOSSIER] La Cagette Fraiche : la micro-entreprise agricole bio de Claude Bailly

Début 2018, Claude Bailly se lance dans la culture de légumes dits “rustiques”. Des légumes cultivés sans irrigation. Ce concept a donné naissance à la Cagette Fraîche.

Les légumes, c’est son dada. L’idée de faire du maraîchage lui trottait d’ailleurs depuis un moment dans la tête… Employé dans une ferme laitière, Claude Bailly cherchait le moyen de compléter ses revenus. Titulaire d’un BTS “agronomie productions végétales”, l’idée lui est alors venue d’exploiter des terres mises à sa disposition du côté de Dannemarie.

Sans eau, ni engrais
Son employeur, Cédric Goldschmidt lui met alors à disposition une surface de 50 ares de terres bio pour mener son projet à bien. Une surface cultivée sans eau. Claude Bailly produit des pommes de terre, des courges, des oignons, mais aussi des courgettes, des betteraves, des melons ou encore des pastèques. Une culture qui se diversifie au fil des expériences. « J’ai commis plein d’erreurs, j’en apprends tous les jours. Je travaille sous paillage. J’en ai testé toutes sortes: le blé, le maïs, mais aussi le tritical pois, explique le jeune agriculteur. Le paillage a un aspect désherbant et il aide en plus à conserver l’humidité. Je n’utilise aucun engrais, ni de désherbant ». Pour débuter l’aventure, Claude Bailly a engagé ses deniers personnels. « J’ai commencé par investir dans une récolteuse à patates avec un collègue de Riespach. Cela nous a coûté 1800 euros». Le jeune agriculteur s’équipe petit à petit, selon les moyens. « La patate demande beaucoup de mécanisation, explique-t-il. Je réalise le travail du sol avec une planteuse/bineuse. Le reste se fait à la main». La première année, il était parvenu à récolter 20 ares de pommes de terre. Cette année, la production a grimpé à 30 ares. Claude Bailly aimerait pouvoir s’agrandir. Mais pour cela, il lui faudrait une parcelle accessible à l’irrigation ainsi qu’une serre maraichère. « Des semoirs pour les graines seraient d’ailleurs le premier investissement pour agrandir la culture », souligne-t-il.

Des envies de diversification
D’autres pistes de diversification sont en train de mûrir : « J’ai déjà pensé à la viande et aux arbres fruitiers, glisse-t-il. Mais j’aimerais investir dans quelques poules pour pouvoir étoffer mon offre en proposant des oeufs ». Pour la petite anecdote, le nom de “La Cagette Fraîche” est arrivée un jour de tri. « Il y avait un monticule d’échalotes à trier, se souvient Claude Bailly, tout sourire. Et je venais d’acheter des cagettes pour les asperges. A la base, je voulais m’en servir pour mes clients. Du coup, on a mixé le tout et c’est devenu la Cagette Fraîche». Claude Bailly et sa compagne s’installent tous les jeudis soir à Winkel, au lieu dit de la Verrerie, pour proposer leurs légumes fraîchement récoltés entre 16 et 18h30. La distribution de ses productions se fait pour l’heure par le bouche-à-oreille. Claude Bailly espère pouvoir, à court terme, travailler avec des restaurateurs.

Emilie Jafrate

La Cagette Fraiche
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