À Mulhouse, Les Tables de Béatrice font parler d’elles à travers la vaisselle ancienne, synonyme de luxe au quotidien

Béatrice Fauroux a fait de sa passion pour les arts de la table, sa nouvelle aventure entrepreneuriale. Le 1er avril 2022, elle ouvre ses ‘’Tables de Béatrice’’, véritable temple de la vaisselle ancienne, avec un retour dans l’Histoire, entre 1890 et 1970.

Dresser de jolies tables alors qu’il n’était plus possible de sortir, c’était sa façon à elle de se remonter le moral pendant les confinements successifs. Un confinement également mis à profit par Béatrice Fauroux pour faire le tri de tous ces objets chinés et dont elle ne peut résister. « J’ai organisé un vide grenier de quatre jours mais en fait, je n’ai rien vidé du tout. En même temps que je vendais, j’achetais ce que les gens venaient me proposer », se souvient-elle en souriant. Et voilà comment Béatrice Fauroux a fait de son hobby de plus de vingt ans, une activité commerciale.

Une démarche circuit court

Les Tables de Béatrice ouvrent ainsi le 1er avril 2022 dans un espace de 200m2. Avec les collections personnelles de sa fondatrice d’abord. Aujourd’hui, 80% des fournisseurs de Béatrice Fauroux sont des particuliers qui décident de se séparer de leur vaisselle ancienne. En plus de s’inscrire dans une démarche de seconde main et de réutilisation, Béatrice Fauroux réduit son empreinte carbone au maximum. Ses fournisseurs se trouvent dans un rayon maximal de 60km autour de Mulhouse. « J’ai toujours été adepte de la récup’, mais aujourd’hui elle prend vraiment tout son sens, souligne- t-elle. C’est aussi un moyen d’améliorer son quotidien avec des objets très chers à l’époque et qui ont aujourd’hui perdu de la valeur. À l’époque, on ne sortait sa belle vaisselle que pour les grandes occasions. Un client m’a glissé que pour lui aujourd’hui, c’était s’offrir du luxe au quotidien. » Chaque pièce ne vaut plus aujourd’hui que 10% de sa valeur originale.

Un voyage dans le passé, de 1890 à 1970

Béatrice Fauroux se positionne sur une période historique bien définie, comprise entre 1890 et 1970. Une véritable plongée dans l’Histoire. La fondatrice des Tables de Béatrice se plaît à retrouver la source de chaque pièce, son époque, les entreprises dans lesquelles elles ont été réalisées… Autant de détails qui ont leur importance et qu’elle se plaît à partager. « Ce ne sont pas seulement des objets d’usage, il y a toujours une histoire d’entreprises et d’Hommes derrière. De technique et de chimie aussi, rien que pour avoir un blanc le plus pur possible, semblable à celui de la porcelaine. Toutes ces faïenceries ont des histoires tout aussi fantastiques
que celles des usines textiles mulhousiennes ! »

« Ma table préférée c’est toujours celle que je m’apprête à composer »

Chaque semaine, Béatrice Fauroux fait parler de nouvelles tables. « Ma table préférée c’est toujours celle que je m’apprête à composer », sourit-elle.
Esprit champêtre, festif, déjeuner du dimanche, salon de thé, à tendance bleu, verte ou rouge… Chacune a son thème. Une, voire deux tables sont même réservées au dressage dépareillé. « J’ai demandé à des jeunes de passage de m’en dresser une de ce genre », sourit Béatrice Fauroux. Côté clientèle, la créatrice des Tables de Béatrice touche particulièrement les quinquagénaires et plus. « Ce sont souvent des personnes qui ont envie de faire plaisir à leurs enfants qui se marient. Ou alors des personnes qui viennent compléter un service où il y aurait eu de la casse. » Béatrice Fauroux a même accueilli un jeune couple d’Allemands installé à Mulhouse qui est venu s’équiper entièrement chez elle. 1h30 plus tard, ils repartaient, leur véhicule plein.

Une clientèle de professionnels

Béatrice Fauroux s’adresse également aux professionnels. Des assiettes à asperge vertes et blanches ont ainsi séduit l’Auberge du Zoo à Mulhouse. « Un établissement parisien m’a repérée sur les réseaux sociaux et je lui ai fait livrer toute sa vaisselle. Nous avons échangé par photos interposées. C’est une adresse qui se positionne totalement sur une démarche de développement durable avec un vrai souci de réutilisation. Des restaurants complètent leur proposition et leur ambiance par un plat ou une autre touche de vaisselle pour une thématique brunch, par exemple. On utilise souvent mes plats en faïence pour proposer des planchettes apéritives. » De la vaisselle qui sera mise à l’honneur au coeur du nouveau projet entrepreneurial de Béatrice Fauroux. La gérante a déjà mis de côté ces coups de coeur pour sa Winstub et son bar à vins qui ouvriront au coeur de l’Hostellerie d’Alsace, d’ici fin d’année, à Masevaux.

Emilie Jafrate

Les Tables de Béatrice
128, rue d’Illzach, Mulhouse
06 03 20 64 76
Les Tables de Béatrice


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